Ils s’étaient avoués «consternés» et «déçus». Après de longs mois de travail pour désigner un nouveau recteur pour l’Université de Genève, les membres de l’Assemblée avaient vécu comme un «geste de défiance» le refus cinglant du candidat choisi, le Canadien Eric Bauce, par le Conseil d’Etat. Mais cet organe de 45 personnes représentant les quatre corps de l’Université, qui s’est réuni en séance extraordinaire mardi soir, ne réagit pas à ce désaveu par un coup d’éclat, alors que des rumeurs de démissions, voire de démission en bloc, circulaient.