Après le coach financier et délégué du Conseil d’Etat neuchâtelois au redressement des finances, le Vaudois Francis Randin, un autre expert extérieur, Marc Diserens, claque la porte de Neuchâtel, en raison du plan hospitalier présenté mercredi par le Conseil d’Etat, qui table sur un équilibre politique dans la répartition des missions entre les établissements de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds.

Ancien chef du Service vaudois de la santé publique et actuel président du conseil d’établissement du futur hôpital valdo-valaisan de Rennaz, Marc Diserens avait été intégré au nouveau conseil d’administration d’Hôpital neuchâtelois, constitué en 2010. Il démissionne parce que, confie-t-il aux quotidiens neuchâtelois «L’Express» et «l’Impartial», «je ne peux pas assumer des décisions (celles du Conseil d’Etat, ndlr) qui, selon moi, correspondent à une vision passéiste de l’organisation sanitaire».

Plus loin : «J’ai été investi par le Conseil d’Etat. Et nous sommes en démocratie. Je me dois de respecter ses décisions. Mais je ne peux pas rester membre d’un conseil qui va devoir assumer la responsabilité de choix qui, à mon avis, ont d’abord pour but de calmer le jeu, pour ne pas dire plaire à tout le monde. Je suis d’avis que les politiques sont élus pour prendre des décisions parfois impopulaires, comme a su le faire Jean Studer ou d’autres avant lui dans certains dossiers.»

La pique s’adresse en l’occurrence à la ministre de la Santé, Gisèle Ory, mais aussi aux ministres PLR Philippe Gnaegi et Thierry Grosjean qui l’ont soutenue dans sa quête d’équilibre hospitalier et politicien. Au détriment d’une vision sanitaire. Avec d’importantes d’économies d’échelle à la clé.