«Depuis plusieurs semaines, la capacité d'action du président est restreinte en raison d'une affaire soumise le 13 avril au Conseil de l'EERS.» C'est ce qu'à indiqué l'EERS dans un communiqué, sans donner de précision sur cette affaire, qui est «traitée de manière intensive». Avec sa démission, Gottfried Locher souhaite «éviter que les débats autour de sa personne n'affectent l'action» de l'Eglise.

Douze théologiens ont récemment publié une lettre ouverte mettant en cause le comportement de Gottfried Locher et faisant état d'indications que cette affaire concerne des «violations de frontières». La presse alémanique évoquait des comportements abusifs dans le cadre de relations de travail.

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Un membre du Conseil a démissionné en raison d'une possible partialité dans cette affaire. Interrogée il y a une semaine par Keystone-ATS, l'EERS n'avait pas pris position. Dans un communiqué publié mercredi, elle indique que «les faits ne sont ni établis ni étayés et doivent encore être clarifiés». Une instance externe a été mandatée pour procéder à une enquête indépendante.

Troisième mandat

En poste depuis 2011, Gottfried Locher assumait actuellement son troisième mandat de quatre ans. Sa candidature en 2018 avait été contestée. Le théologien bernois avait dû affronter la pasteure zurichoise Rita Famos. De nombreux points opposaient les deux candidats, notamment au regard de la position de la femme dans l'Eglise et dans la société en général.

La vice-présidente Esther Gaillard et le vice-président Daniel Reuter dirigeront les affaires du Conseil jusqu’à ce que la présidence soit repourvue.