L’arrivée de Marie Garnier ne changera rien au paysage politique fribourgeois. Si la gauche se réjouit de voir une troisième des siens au Conseil d’Etat, sa situation reste critique face à un centre et une droite toujours largement dominants au gouvernement, au parlement et dans la délégation au Conseil national.

Socialistes, Verts et chrétiens-sociaux voient dans l’élection de Marie Garnier la suite logique d’une année électorale intense. Mais leurs gains électoraux sont à prendre avec des pincettes

Son troisième siège au gouvernement, la gauche l’a récupéré de l’indépendant centriste Pascal Corminboeuf, proche de ses idées. En octobre, le troisième siège des socialistes au Conseil national appartenait jusqu’ici à leurs alliés chrétiens-sociaux. Au Grand Conseil, les socialistes ont gagné quatre sièges en novembre, tandis que les Verts n’ont fait que conserver leurs trois députés. S’y ajoute la baisse drastique de l’électorat chrétien-social, tant aux fédérales qu’aux cantonales.

Enivrés par les suffrages qu’ils «grappillent», comme ils le disent, socialistes et Verts n’ont pas compris qu’ils ne fêtent qu’une demi-victoire.