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Les démocrates-chrétiens refusent l'initiative sur le nucléaire et acceptent très largement RIE III

Le PDC rejette l'initiative «pour une sortie programmée du nucléaire», soumise au peuple le 27 novembre. Ses délégués l'ont balayée par 178 voix contre 68. Ils ont en revanche dit un «oui» massif à RIE III

Le PDC, réuni à Morschach (SZ) samedi, rejette l’initiative «pour une sortie programmée du nucléaire», soumise au peuple le 27 novembre. Réunis à Morschasch (SZ), ses délégués l’ont balayée par 178 voix contre 68. Ils ont en revanche dit «oui» à la RIE III et au fonds FORTA, selon l’ATS.

Le projet des initiants n’est pas réaliste, estiment les démocrates-chrétiens. En plus, le parti craint qu’en fermant prématurément les centrales, il faille indemniser les propriétaires et que la Suisse soit contrainte d’importer de l’électricité sale.

Le texte des Verts fixe à 2029 la date de fermeture de la dernière des quatre centrales nucléaires de Suisse, celle de Leibstadt (AG). D’ici là, les réacteurs de Mühleberg (BE) et de Beznau (I et II) doivent fermer en 2017 et celui de Gösgen (SO) en 2024.

Seule une voix s’est élevée au sein de l’assemblée pour soutenir la sortie rapide du nucléaire. Dans les autres votes, les délégués ont tous suivi les recommandations de la tête de parti.

Un bon réseau

Le PDC plébiscite cependant le fonds pour les routes et le trafic d’agglomération (FORTA). Le parti a suivi les arguments de sa conseillère fédérale Doris Leuthard, également présente.

Un bon réseau de transport est important pour la Suisse. La mobilité va augmenter dans les prochaines décennies, a relevé la ministre des transports démocrate-chrétienne.

Le projet approuvé cette année par les Chambres fédérales sera soumis au peuple l’an prochain. Il prévoit une surtaxe sur l’essence de 4 centimes, à 34 centimes.

Ses recettes doivent aller aux infrastructures routières nationales, au trafic ferroviaire et aux projets de transports publics dans les agglomérations. Le fonds FORTA est rendu nécessaire en raison de la baisse des recettes de la taxe sur l’essence. D’après l’Argovienne, les voitures consomment de moins en moins de carburant.

Penser aux jeunes

Le parti de Gerhard Pfister soutient également la réforme de l’imposition des entreprises III sur laquelle les Suisses voteront le 12 février prochain. Les délégués l’ont approuvé par 224 voix contre 5.

Pour eux, il en va de la compétitivité de la Suisse pour les futures générations. Pour l’illustrer, ce sont d’ailleurs quatre écoliers qui ont présenté les arguments lors d’un débat fictif. Ils font partie du projet «les jeunes débattent».

La réforme, qui devrait entrer en vigueur en 2019, vise à remplacer les statuts spéciaux actuellement accordés à quelque 24’000 multinationales et décriés au niveau international par des allégements fiscaux pour toutes les entreprises.

Des critiques constructives

Le PDC a également abordé sa récente double défaite dans les urnes en Argovie et à Bâle-Ville. Son président Gerhard Pfister a été passablement critiqué cette semaine pour ces mauvais résultats.

Les compliments font du bien, mais les critiques permettent «de nous améliorer», a lancé le Zougois lors de son allocution. Le conseiller national regrette que les médias aient à peine évoqué les résultats du parti aux élections gouvernementales. Le PDC a défendu sa place au scrutin majoritaire dès le premier tour, a-t-il souligné.


 

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