Les sources se multiplient qui font état d’un dénigrement de la Suisse («Switzerland-Bashing» ) au sein de l’Union européenne, selon la NZZ am Sonntag. Le rapport de l’ambassadeur suisse Jacques de Watteville, son dernier avant son changement de fonction et son départ en Chine, est alarmant. Il parle de «consultations au sein de la Commission européenne en vue d’une stratégie plus offensive à l’égard de la Suisse.

Dans son rapport, l’ambassadeur observe une augmentation du camp des mécontents à l’égard de la Suisse. Les pays d’Europe centrale et de l’Est n’ont pas du tout apprécié la levée de la clause de sauvegarde. On notera que la présidente de la Confédération, Eveline Widmer-Schlumpf, se rend ce lundi à Prague et visite son président Vaclav Klaus. Mais le journal dominical explique que cette visite a failli être annulée. Si elle a été maintenue, cela tiendrait à la position d’Eveline Widmer-Schlumpf elle-même sur ce dossier. Elle se serait opposée à la levée de la clause de sauvegarde.

Par rapport à l’Union européenne, les dossiers sur lesquels l’offensive contre la Suisse se multiplient. Il ne s’agit plus uniquement de la fiscalité des entreprises ou des questions institutionnelles, mais d’autres dossiers s’ajouteront à la liste.

Le rapport indique que les autorités douanières de l’UE auraient préparé diverses mesures, mais qu’elles auraient été mises de côté en raison des effets négatifs qu’elles produiraient sur l’économie européenne.

Les négociations en vue d’un accord sur l’électricité risquent aussi d’être plus ardues, selon la NZZ am Sonntag. Si une certaine «flexibilité» de l’UE était perceptible il y a quelques mois, le vent a tourné. L’objectif de Doris Leuthard, fixé à 2012, risque de ne pas être atteint. Bruxelles voudrait que la Suisse mette en oeuvre la deuxième étape de la libéralisation du marché de l’électricité. Jusqu'ici une clause se penchait sur le cas où la Suisse refuserait par référendum cette libéralisation. Le dossier de la recherche est également mentionné.

L’ambassadeur conclut que la Suisse devrait améliorer sa politique de communication. Il aurait fallu mieux s’expliquer sur la clause de sauvegarde.

Le Conseil fédéral se prépare à réagir, selon le journal, et s’apprêterait à proposer encore en juin une solution sur les questions institutionnelles. Ici, Bruxelles tient à un surveillance «supranationale» du tzribunal chaargé du respect des traités.