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Médecine

Départ surprise du directeur de la Clinique Générale-Baulieu à Genève

L’ex-président de l’Association genevoise des cliniques privées aurait été débarqué pour avoir procédé notamment à des investissements infructueux. Il aurait également été victime de la raréfaction de la clientèle VIP. L’établissement, lui, parle de départ mûri de longue date

Générale-Baulieu, l’un des fleurons genevois des cliniques privées, vient de se séparer de son directeur général. Philippe Cassegrain, par ailleurs ex-président de la faîtière genevoise du secteur, a quitté ses fonctions mercredi 30 septembre, après 22 ans de bons et loyaux services, a appris Le Temps. Officiellement, le responsable aurait choisi de réorienter sa carrière, des suites d’une réflexion mûrie de longue date. Mais les milieux professionnels concernés ont une autre version de la situation: son départ, jugé précipité, serait la conséquence de mauvais investissements ayant fait perdre de l’argent à Générale-Baulieu. Ce à quoi s’ajouterait le coup de massue du franc fort, une concurrence de plus en plus acharnée entre les cliniques de la place et une raréfaction de la patientèle VIP. Explications.

Démission ou licenciement, l’annonce officielle concernant Philippe Cassegrain, diffusée mardi, soit un jour seulement avant son retrait, a été perçue comme brutale, pour ne pas dire choquante. Les compétences et le caractère du personnage était, selon les personnes que nous avons interrogées, particulièrement appréciées. «Le contexte fait partie de la vie normale de toute entreprise privée. Monsieur Cassegrain songeait à s’en aller depuis un moment. Nous ne souhaitons pas communiquer outre mesure, vu qu’il n’y a rien d’inhabituel ou de surprenant à cette situation», résument les services de communication de Générale-Baulieu, nous renvoyant, au surplus, à Andreas von Planta, président du Conseil d’administration de l’établissement.

Intérim assuré par deux personnes

Selon des sources proches du dossier, d’autres éléments, principalement financiers, auraient précipité la décision de repourvoir le poste de Philippe Cassegrain. En premier lieu: l’inauguration, en mai dernier, d’une nouvelle entité exclusive et innovante dédiée à la médecine anti-âge, le «Beaulieu Geneva Age Management Center», sis dans le quartier de Champel. L’opération, dont on ne connaît pas les montants investis, se serait révélée moins prometteuse que prévu. Par ailleurs, l'afflux de la patientèle VIP s'est raréfiée. 

Conséquence du «débarquement inopiné» de Philippe Cassegrain: la séance annuelle de la Clinique Générale-Baulieu, prévue le 12 octobre, à l’intention des praticiens, a été annulée.

Interpellés vendredi en milieu d’après-midi, les services de communication de Générale-Baulieu réfutent la thèse de mauvais placements ou de manque à gagner lié à des choix stratégiques. Contacté en fin de journée, Andreas von Planta n’a de son côté pas encore eu le temps de nous répondre.

L’institution appartient à quelque 400 actionnaires, dont une bonne moitié de médecins. Pour l’heure, l’intérim opérationnel à sa tête est assuré par deux personnes, dont le directeur financier Cédric Alfonso.

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