Énergie

Bon départ pour la transition énergétique

Le premier sondage gfs/SSR indique 61% d’intentions de vote positives pour le projet du Conseil fédéral lié à l’abandon du nucléaire, en votation le 21 mai

La décision concernant la nouvelle législation sur l'énergie, objet du scrutin du 21 mai, est «positivement prédéterminée», constate l'institut gfs.bern dans le premier sondage réalisé pour le compte de la SSR. Le oui atteint 61% et devance nettement le non, qui se situe à 30%, pour 9% d'indécis.

La prise de température a été effectuée durant les derniers jours de mars auprès de 1200 personnes, avec une marge d'erreur de +/– 2,9%. Selon gfs.bern, «le oui est plus probable que le non». Mais la campagne des opposants, officiellement lancée jeudi, peut encore inverser la tendance.


A propos de la Stratégie énergétique 2050

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La gauche applaudit

Sans surprise, l'électorat de gauche et du centre est le plus favorable à la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050). 87% des personnes votant socialiste et 83% de celles qui se disent proches des Verts soutiennent cette réforme. Au centre droit, le oui atteint 72% au PDC et 60% au PLR, contre, respectivement 13% et 29% de non.

A l'UDC, c'est le point de vue négatif qui domine, par 54% contre 39%. Ce n'est pas étonnant. Les délégués du parti de Christoph Blocher ont massivement recommandé de rejeter la loi sur l'énergie et c'est bien l'UDC qui pilote la campagne référendaire.

68% de oui en Suisse romande

Les chercheurs de gfs.bern n'excluent pas que, selon l'évolution de la campagne, l'opposition se renforce chez les libéraux-radicaux. Le PLR est divisé depuis le début et ce n'est que du bout des lèvres que les délégués ont recommandé de voter oui. L'ancien président de l'UDC Toni Brunner, chef de la campagne de son parti, a d'ailleurs révélé jeudi qu'au moins trois sections cantonales alémaniques du PLR – Zoug, Schaffhouse et Nidwald – avaient rejoint le camp des opposants.

Par régions, le oui mène nettement le bal en Suisse romande (68% contre 18%) et en Suisse italienne (68% contre 21%). L'écart est un peu moins marqué outre-Sarine: 57% pour le oui, 33% pour le non. Les principaux arguments en faveur de la transition énergétique sont la création d'emplois dans le secteur innovant des énergies renouvelables, l'utilisation de ressources énergétiques indigènes ainsi que l'abandon du nucléaire. Les principaux motifs de rejet sont la bureaucratie qu'elle risque d'induire et la crainte de coûts supplémentaires. En revanche, la mise en danger de la sécurité de l'approvisionnement en électricité ne semble pas être un sujet de préoccupation majeur.

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