La France de 1999 compte 60 104 000 habitants. Les résultats du recensement national effectué en mars et en avril de cette année viennent d'être dépouillés. Depuis sa dernière évaluation en 1990, la population de l'Hexagone s'est étoffée d'un peu plus de deux millions d'individus. Le taux d'accroissement démographique annuel, 0,38%, est dû essentiellement à l'accroissement naturel, puisqu'en une décade le solde migratoire présente un résultat légèrement négatif (–47 000).

Plus forte augmentation

en Haute Savoie

Parmi les départements limitrophes de la Suisse, c'est la Haute-Savoie qui a connu l'augmentation de population la plus significative (1,2%), la troisième de toute la France. Le département compte 631 000 Haut-Savoyards, soit 62 000 de plus qu'en 1990. Le solde migratoire qui laisse apparaître un apport de 26 000 habitants, confirme le dynamisme de cette zone géographique attrayante.

Annecy dépasse la barre symbolique des 50 000 habitants. En revanche avec 600 habitants en moins, la population d'Annemasse (27 300) a sensiblement diminué en raison du départ de 3000 Annemassiens. Cette tendance est la conséquence de la baisse du nombre de travailleurs frontaliers haut-savoyards à Genève (–22 000 au cours de la même période). Le phénomène est d'ailleurs similaire pour son agglomération: Ambilly et Gaillard perdent respectivement 260 et 350 habitants.

Si pour Thonon-les-Bains le solde migratoire est négatif (–460), il est en revanche positif dans son agglomération ouest qui bénéficie d'un apport de 1700 habitants supplémentaires.

Un cas particulier

La plus forte diminution démographique du département revêt un caractère symbolique puisqu'elle concerne Saint-Gingolph. La commune franco-suisse qui abritait 677 âmes déplore une baisse de 17%.

De l'autre côté du Rhône; l'Ain voit sa population s'accroître de 44 000 habitants, atteignant 515 000 personnes. L'évolution démographique se poursuit à Ferney-Voltaire et dans le Pays de Gex. Dans chaque cas, depuis 1990, 3000 individus sont venus grossir les rangs.

Dans le Jura, au cours de la même période, seuls 1700 habitants supplémentaires permettent toutefois au département de dépasser la barre des 250 000 Jurassiens. Le Doubs, avec un taux d'accroissement annuel de 0,30%, soit 13 000 habitants de plus en neuf ans, pour un total de 498 000, s'approche de la moyenne nationale.

Une hausse continue

Le chef-lieu du département et de la Franche-Comté compte désormais 117 000 Bisontins, selon le recensement. Plus au nord, le territoire de Belfort héberge 137 000 Belfortins, 3000 de plus qu'en 1990. Dans le Haut-Rhin, avec un taux de variation annuel de 0,5% la population atteint 707 000 habitants.