Le Dobermann Club suisse (DCS) s'oppose à l'interdiction de certaines races de chiens: il a remis lundi au Conseil fédéral une pétition munie de 27400 signatures. Il a aussi recouru au Tribunal fédéral (TF) contre l'interdiction des dobermans en Valais.

La pétition demande au niveau fédéral une solution à la problématique des chiens qui ne soit pas limitée à des races spécifiques, a indiqué lundi le Dobermann Club suisse dans un communiqué. Selon lui, il faut renoncer à l'interdiction de certaines races. Le canton du Valais en particulier doit lever immédiatement son interdiction de douze races.

Le Dobermann Club soutient aussi des démarches juridiques: il a déposé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral (TF) contre l'interdiction des dobermans en Valais. Un membre résidant dans le canton a déposé le recours, a dit Sven Walti, président du DCS, interrogé par l'ATS. Il est soutenu financièrement par le club dans cette démarche.

Initiative populaire en mars

Selon Sven Walti, il n'est pas exact que les dobermans sont plus dangereux que d'autres chiens. C'est ce que montrent aussi les statistiques. C'est pourquoi la plainte se réfère à l'égalité des droits, à l'interdiction de tout abus de droit, à la liberté individuelle et à la garantie de la propriété pour les propriétaires de dobermans. L'interdiction violerait la Constitution.

D'autres associations de propriétaires de chiens se sont également mobilisées contre l'interdiction de certaines races en Valais en déposant un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral. Et la semaine passée, l'Association valaisanne pour le respect du chien (AVPRC) a annoncé le lancement en mars d'une initiative populaire fédérale visant à s'opposer à l'interdiction de certaines races de chiens dangereux. Le texte prône l'introduction d'un permis pour chiens.

Ces démarches interviennent alors que la Confédération a annoncé le 13 janvier dernier prévoir d'interdire les pitbulls et bâtards issus de treize races, qui elles seraient soumise à autorisation. Parmi ces races figurent les rottweillers, les dobermans, les mâtins napolitains et les bull-terriers. Les maîtres devront montrer patte blanche pour posséder de tels chiens et, selon le dispositif prévu, auront jusqu'au 31 mars pour annoncer leur animal au service vétérinaire de leur canton. Ce sera alors aux vétérinaires de décider de leur sort, selon le degré de dangerosité.

Ces interdictions ont soulevé de nombreuses critiques lors de la procédure de consultation. La sanction est tombée quelques semaines après la mort d'un enfant massacré par des pitbulls à Oberglatt (ZH). Le canton du Valais a pour sa part déjà interdit depuis le 1er janvier douze races de chiens considérés comme dangereux.