Le Grand Conseil valaisan a chargé vendredi le gouvernement de mettre en place un système d’alarme contre le loup. Le postulat, porté par des députés démocrates-chrétiens haut-valaisans, a passé la rampe à une voix près.

Le système d’alerte doit être destiné aux détenteurs d’animaux, aux habitants et aux touristes. Le Conseil d’Etat valaisan «a pris acte et partage le souci» des auteurs du postulat mais n’est pas favorable au système qu’il juge difficilement applicable.

Risque de fausses informations

Le Valais compte actuellement au moins trente loups, qui peuvent manifester leur présence à n’importe quel moment sur l’ensemble du territoire, a rappelé Jacques Melly, chef du département de la mobilité, du territoire et de l’environnement.

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Etant donné que le loup peut couvrir de grandes distances en peu de temps, il serait rare que l’alerte corresponde au lieu de séjour effectif du prédateur et livrerait plutôt de fausses informations quant à la véritable présence du loup.

Le postulat a été accepté lors d’un vote très serré: 60 oui par 59 non.

Système existant en Suisse centrale

Une attaque du loup en mars 2019 est à l’origine du texte. Selon les auteurs du postulat, l’éleveur a tenté de faire fuir le prédateur qui lui aurait «montré les dents à une très courte distance».

Les cantons d’Uri, d’Obwald et de Lucerne ont déjà introduit un système d’alerte loup par SMS. Le but est de mieux informer les propriétaires de moutons et de chèvres de la présence d’un loup dans leur région.