Le plafonnement des crédits pour l’armée à 4,4 milliards de francs par an est un des motifs avancés pour reporter après 2015 l’achat des avions destinés à remplacer les 54 Tiger F-5E.

Mécontente de la décision du Conseil fédéral, une majorité de centre droit de la commission de politique de sécurité du Conseil national veut accélérer les choses. Elle a accepté mardi une motion demandant d’augmenter le plafond de dépenses permettant l’octroi d’un crédit pour l’acquisition de nouveaux avions de combat durant la législature 2012-2015.

Le problème, c’est que le plafonnement de 17,5 milliards pour l’armée pour les années 2012 à 2015 est inscrit dans le projet de loi sur le programme de consolidation des finances fédérales, qui sera soumis prochainement au parlement. Si la commission parvenait malgré tout à obtenir une majorité aux Chambres, la gauche ne manquerait pas de lancer un référendum. Alors que le programme prévoit par ailleurs des coupes de 61 millions pour les paiements directs dans l’agriculture ou de 20 millions pour les routes nationales, une augmentation des dépenses militaires dans ce contexte serait difficile à faire accepter.