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A la cathédrale de Lausanne ce matin.  
© LAURENT GILLIERON

Vaud

Dernier hommage à Benoît Violier: «Adieu patron, merci!»

Mille cinq cents personnes se sont réunies vendredi à la cathédrale de Lausanne pour rendre un dernier hommage au chef étoilé, décédé dimanche matin

Vendredi à 11h, les cloches de la cathédrale de Lausanne ont longuement sonné en souvenir d’un grand cuisinier, en hommage à un ami, à un père et à un mari aimé.

Parmi les centaines d’anonymes, des politiques et personnalités vaudoises remplissaient les travées de Notre-Dame de Lausanne.

Au terme d’un service religieux officiel, ponctué de proclamations étonnantes dans l’homélie du prêtre Emmanuel, «Benoît remplissait les cœurs avant de remplir les ventres ou même le porte-monnaie», «la lumière allumée, telle la flamme olympique, car nous sommes à Lausanne»; les proches du défunt se sont succédé à l’ambon pour rendre un dernier hommage à Benoît Violier.

Brigitte, sa femme, d’une voix émue, a été la première à dire quelques mots. «Benoît mon amour, maintenant que tu es dans le calme et la sérénité, repose en paix.»

Entouré de sa brigade, Franck Giovannini, grand complice de Benoît Violier en cuisine, propulsé à la tête de l’Hôtel de Ville de Crissier, lui a adressé un «Adieu patron! Merci!», à l’endroit même où Benoît Violier, il y a quelques mois à peine, disait au revoir à son mentor à lui, Philippe Rochat.

Le manager sportif Marc Biver, ami intime des défunts chefs étoilés, eut du mal à retenir ses larmes durant son eulogie. «Benoît, ce silence dans lequel tu nous as laissés crie mon chagrin et crie ma peine! Ce silence nous rappelle aussi la fragilité de la vie.»

De nombreux grands noms de la gastronomie sont venus rendre un dernier hommage à leur pair. Didier de Courten, Carlo Crisci, Bernard Ravet, Philippe Chevrier, Frédy Girardet et Anne-Sophie Pic, notamment, étaient présents. Ainsi que Joël Robuchon, qui avait recommandé Violier à Girardet il y a vingt ans.

«Vous êtes venus avec des questions, vous repartirez peut-être sans réponse…», a dit le prêtre à l’assemblée laissée dans l’incompréhension la plus totale.

A l’issue du service funèbre, un dernier voyage transportait le défunt dans ses terres françaises d’origine, à Montils où il reposera désormais près de son père et de l’un de ses frères. Dans cette ville du département de Charente-Maritime qui l’a vu grandir, où sa mère vit toujours, son enterrement est prévu samedi.

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