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Ouverte en 1856 par un industriel italien, la mine d’or de Sessa, dans le Malcantone (à l’ouest de Lugano), était l’une des plus grandes de Suisse.
© FRANCESCA AGOSTA / Ti-Press / Keystone

Tessin 

La dernière mine d’or de Suisse ouvre ses portes au public

Fermée depuis soixante ans, la «miniera di Sessa» devient une attraction touristique, après de longs travaux de réfection réalisés par des volontaires

Ouverte en 1856 par un industriel italien, la mine d’or de Sessa, dans le Malcantone (à l’ouest de Lugano), était l’une des plus grandes de Suisse. Définitivement fermée en 1954, elle rouvre ses portes à partir de ce dimanche comme attraction touristique. Questions au géologue tessinois Markus Felber, chargé de la mise en sécurité des boyaux et de l’aménagement du parcours didactique.

Le Temps: Soutenue par une association locale, avec l’aide des communes de la région, du canton et de privés, la mine aurait dû rouvrir il y a une année. Que s’est-il passé?

Markus Felber: Les travaux, réalisés par des volontaires, ont été plus longs que prévu. Il a fallu nettoyer de fond en comble les quatre niveaux de l’ancienne mine, deux souterrains, un de plain-pied et un surélevé. Pour l’heure, seul le boyau de plain-pied sera accessible au public et, pour en garantir un accès sûr, nous avons dû refaire l’entrée de la mine qui s’était complètement écroulée, en respectant les anciennes méthodes de construction. Nous avons aussi dû vérifier la solidité de toutes les parois internes, faites de gneiss schisteux, et des puits.

Comment cette ancienne mine qui pendant près d’un siècle a fourni de grandes quantités d’or aux manufactures, en Belgique notamment, se présente-t-elle au public?

Les visiteurs seront accueillis par des panneaux explicatifs qui leur permettront de découvrir l’histoire de la mine et de l’extraction de l’or au Tessin, ainsi qu’un panorama de l’offre touristique géologique sur tout le territoire cantonal. A l’intérieur, le parcours se fera à pied sous la conduite de guides, tout au long des anciens rails sur lesquels les bennes chargées d’or étaient convoyées. Notre bureau s’est aussi chargé de la réalisation des six tableaux qui seront placés à l’intérieur, dès que nous aurons établi quelle est la meilleure technique de conservation pour résister à l’humidité. Nous opterons sûrement pour un système de verre sous scellés et devrions pouvoir les installer d’ici à l’été.

Quel a été précisément votre rôle et celui de votre bureau de géologie?

Notre engagement aussi s’est fait partiellement sous forme de volontariat. Nous y avons consacré beaucoup de temps, à partir des relevés géologiques initiaux qui remontent à plus de dix ans. Il s’est également agi pour nous de corriger plusieurs données erronées provenant de sources peu fiables et que nous avions dû contrôler une à une. Cette recherche m’a amené à demander conseil à mon ancien professeur à l’EPFZ Viktor Köppel, spécialisé en pétrographie. Son aide a été d’une grande valeur et notre contact s’est révélé précieux: en accord avec l’Ecole polytechnique, le professeur Köppel a légué sa collection de roches minéraires, une trentaine de pièces, à la Fondation Mine d’or, qui l’exposera dans son petit centre d’information à l’entrée de la mine.

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