Jacques-André Maire n'aurait pas dû être candidat. Dans le scénario initial défendu par le Parti socialiste, il n'y avait pas de place pour lui. Le lancement d'une liste indépendante de PopEcoSol l'a extrait de son rang de réserviste pour en faire un «candidat complétant la liste». Jacques-André Maire n'est pourtant pas un prétendant alibi. Il pourrait même être en course au second tour, puisque le PS prévoit d'aller au bout de ses ambitions, tandis que ses alliés de PopEcoSol ne brigueront la majorité au Conseil d'Etat que si la gauche prend le pouvoir au Grand Conseil. Peu connu hors des Ponts-de-Martel et des Montagnes, Jacques-André Maire est un homme aux compétences reconnues. Même le radical Thierry Béguin, qui l'a fait adjoint du chef de la Formation professionnelle, est laudatif.