Alerte terroriste et branle-bas de combat. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) reçoit, en août 2018, des informations précises de son homologue américain concernant une éventuelle attaque contre les citernes de Vernier. Une procédure rodée se met en place: évaluation de la fiabilité de l’information, des risques et des mesures ad hoc à prendre. L’information est aussi passée à Monica Bonfanti, la cheffe de la police genevoise. A elle ensuite de transmettre les infos à son magistrat de tutelle si la gravité de la menace l’impose, ce qui est le cas. Mais il y a un hic. A la fin août 2018, Pierre Maudet est sur le point de transmettre la responsabilité de la police à son suppléant Mauro Poggia et ce dernier n’est pas mis au courant. Quant à Monica Bonfanti, elle dit avoir parlé à Pierre Maudet d’entente avec le SRC. Le tumulte politique genevois a mis du grésil sur la ligne. Mauro Poggia, qui aurait dû être briefé, ne l’a pas été. Dans une affaire aussi grave et dont les conséquences auraient pu être dramatiques, cela n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes.

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