Une descente de police exceptionnelle a eu lieu lundi au sein de la Genève internationale. Elle a eu pour cadre l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), en raison d'une plainte déposée contre des fonctionnaires. Une enquête est en cours pour identifier les auteurs de lettres anonymes.

La police a effectué des prélèvements de salive sur une dizaine de personnes, a précisé la Tribune de Genève. Une analyse ADN doit permettre d'identifier les auteurs de lettres anonymes accusant le futur directeur général de l'OMPI, l'Australien Francis Gurry, d'avoir touché des commissions occultes.

A la demande du procureur général de Genève, Daniel Zappelli, la Suisse a accepté de lever l'immunité diplomatique d'une dizaine de fonctionnaires de l'agence de l'ONU (LT du 20.05.2008). Selon des sources diplomatiques, le rebondissement de la crise à l'OMPI fait suite aux nombreuses accusations visant l'actuel directeur général jusqu'en septembre, le Soudanais Kamil Idris. Dans un rapport interne, il a été accusé notamment d'avoir falsifié sa date de naissance pour gravir plus rapidement les échelons de l'organisation.