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Nicolas Blancho, à droite, arrive à son procès au tribunal pénal fédéral à Bellinzone (TI). A gauche, Naim Cherni, l'auteur de la vidéo controversée, et Qaasim Illi (au centre). 
© Alessandro Crinari

Terrorisme

Deux ans de prison avec sursis requis contre Nicolas Blancho et ses coaccusés

Le procès contre trois dirigeants du Conseil central islamique suisse s’est ouvert mercredi matin à Bellinzone aux cris de «Allah Akbar», scandés par un groupe de sympathisants, qui a accueilli les prévenus à leur arrivée devant le Tribunal pénal fédéral

Trois membres du comité du Conseil central islamique suisse (CCIS), dont son président Nicolas Blancho, comparaissent depuis mercredi matin devant le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. Il leur est reproché d'avoir diffusé une vidéo de propagande en faveur d'Al-Qaïda et d'organisations apparentées. A l'issue de la première journée d'audience, la procureure Juliette Noto a requis 24 mois de prison avec sursis contre les trois accusés. Elle estime que la vidéo en question contenait bien un appel déguisé au djihad, adressé aux jeunes Occidentaux.

A l'ouverture du procès, un imposant service d’ordre avait procédé au minutieux contrôle du public et des journalistes arrivés en masse dans le chef-lieu tessinois.

Avant d’entrer dans le bâtiment, Nicolas Blancho, président du CCIS, s’est exclamé: «Ayons confiance en Allah, tout ira bien», pendant que ses partisans brandissaient des banderoles où l’on pouvait lire «Liberté de presse pour tous», ou «Etat de droit ou République bananière?».

Lire aussi: Les salafistes suisses transforment leur procès en show médiatique

Pas de réponse

Comme ils l’avaient annoncé lundi lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Berne, les trois hommes – le Biennois Nicolas Blancho, 34 ans, le vidéaste allemand Naim Cherni, 26 ans, et le responsable des médias du CCIS Abdel Azziz Qaasim Illi, 35 ans – ont refusé de répondre aux questions de la cour.

La matinée a donc été scandée par une série de «pas de commentaire», tant pour les questions d’ordre privé que pour celles portant sur l’accusation de propagande terroriste. Aucune réponse donc sur les raisons de la publication sur Youtube d’une vidéo tournée en Syrie par Naim Cherni (film entretemps bloqué par les autorités), dans laquelle on entend le prédicateur Abdallah al-Muhaysini prôner, selon l'accusation, le «djihad violent».

Le silence abrège les débats

Les trois prévenus se sont contentés de rappeler à la cour qu’ils rejettent les accusations du Ministère public de la Confédération (MPC). Pour eux, Abdallah al-Muhaysini n’est pas affilié à Al-Qaida et l’argument du MPC ne tient donc pas. Le prédicateur ne figure pas sur les listes de sanctions suisses visant Al-Qaida. La vidéo réalisée par le jeune Allemand serait selon eux «une interview journalistique exclusive» d’un «homme [Muhaysini] qui combat l’Etat islamique».

Le mutisme des prévenus a permis de considérablement écourter les débats. En fin de matinée la parole a passé à la procureure fédérale Juliette Noto. Son réquisitoire sera suivi, demain, par les plaidoiries des trois avocats de la défense.

Lire aussi: Le TF empêche Nicolas Blancho d'acquérir un pistolet

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