Les campagnes suisses tiendront le haut de l’affiche ces prochains mois. En cause, deux initiatives sur lesquelles nous voterons le 13 juin: «Pour une eau potable propre et une alimentation saine» et «Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse». De quoi s’agit-il? Tour d’horizon des principaux enjeux.

Que demandent ces initiatives et qui les a lancées?

Déposées en 2018, les deux propositions populaires ont un objectif commun: rapidement verdir l’agriculture. Abrégée «initiative eau propre», la première est l’œuvre d’une personne: Franziska Herren, professeure de fitness à Wiedlisbach, petite commune située dans le nord du canton de Berne. Cette quinquagénaire a réuni 100 000 signatures derrière une idée: conditionner les paiements directs aux agriculteurs. A trois critères: une production «sans pesticides», l’obligation d’alimenter ses animaux avec du fourrage «produit dans l’exploitation», et l’interdiction d’administrer aux bêtes des antibiotiques «à titre prophylactique» ou de manière «régulière».