Il existe plusieurs types d’excisions. L’excision du capuchon du clitoris, dite «sunna»; celle du clitoris, et souvent des petites lèvres, la plus fréquente (près de 80% des cas) et l’infibulation, qui consiste à exciser tous les organes génitaux externes et à suturer les moignons, en ne laissant qu’une toute petite ouverture pour permettre le passage des urines et du flux menstruel. Les risques d’infection et de mauvaise cicatrisation sont élevés. L’OMS estime, à l’échelle mondiale, entre 100 et 140 millions le nombre de jeunes filles et de femmes ayant subi des mutilations sexuelles. En Suisse, ce chiffre serait d’environ 7000.

Deux procès liés à une affaire d’excision ont eu lieu en Suisse en juin 2008, l’un à Fribourg, l’autre à Zurich. A Fribourg, une Somalienne de 50 ans a été condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour avoir renvoyé sa demi-sœur de 13 ans au pays pour y subir une excision. Elle a fait recours. Le 26 juin 2008, c’est la Cour suprême du canton de Zurich qui a reconnu des parents d’une fillette de 2 ans excisée coupables d’instigation à des lésions corporelles graves. Ils ont été condamnés à une peine privative de liberté de 2 ans avec sursis. Ils avaient fait venir une exciseuse de Somalie.

La France est le premier pays européen à avoir intenté des procès pour mutilations génitales dès 1979.