Deux repreneurs pour Tamoil

Valais Le processus de vente est clos

Le processus de vente de la raffinerie Tamoil, entamé par l’Etat du Valais au début de l’année, s’est terminé mardi soir. Deux repreneurs jugés sérieux par le canton ont transmis leurs offres d’achat à l’entreprise, alors même que cette dernière avait jugé la semaine dernière qu’aucun candidat ne remplissait les critères qu’elle exigeait. Le Conseil d’Etat souligne qu’il «continuera de suivre ces dossiers et chaque nouvelle proposition, conformément aux déclarations de l’entreprise de prendre en considération toute offre sérieuse».

Garanties exigées

Dans le même communiqué, le gouvernement révèle que le Service de protection de l’environnement a exigé deux garanties financières de Tamoil. La première de 2, 5 millions de francs pour éliminer les déchets stockés sur le site. La seconde de 20 millions de francs pour «les opérations de mise hors service des installations dans le respect des normes en vigueur». Le gouvernement évalue les coûts globaux de mise hors service entre 60 et 75 millions de francs.

Il ajoute que le site a été classé comme site pollué à assainir sur la base des récentes analyses de la nappe phréatique demandées à l’industrie. Il publie le contenu de ces dernières qui montrent une pollution par des hydrocarbures halogénés au-delà des normes dans l’un des quatre puits situés à l’extérieur du site industriel. L’un des piézomètres du site de stockage montre aussi une pollution aux hydrocarbones polyaromatiques. 46 types de polluants figurent dans cette analyse. Seuls quatre piézomètres sur les quatorze analysés montrent des concentrations de polluants supérieures aux normes. Il n’y a presque aucune trace de pétrole à l’extérieur du mur d’enceinte de l’industrie. La teneur en métaux lourds n’a pas été analysée.

Sur cette base, l’Etat du Valais a ordonné à Tamoil de mener des investigations de détail d’ici au 31 août 2015. Cela pourrait lui permettre d’exiger l’assainissement des sources de pollution.