UDC et PBD ont renouvelé leur présidence samedi. Le président de l’UDC, Toni Brunner, a été reconduit. La vice-présidence, désormais composée de sept personnes au lieu de cinq, a été élue en bloc par 414 voix contre 6. La réélection de Christoph Blocher a donné lieu à un débat inattendu. Sans citer son nom, des voix ont demandé un vote individuel, invoquant la nécessité de procéder à un rajeunissement plus marqué des cadres. Il n’en a pas fallu plus pour que les inconditionnels de Christoph Blocher se déchaînent pour prendre sa défense. Le Zurichois s’est lui-même avancé vers le micro afin de justifier sa candidature pour un nouveau mandat: «Je suis prêt à continuer pendant quatre ans. Durant ces quatre années, nous aurons assurément un vote important sur l’Europe et un autre sur l’énergie. Or, la politique du Conseil fédéral nous mène vers le néant», a-t-il plaidé.

Une déléguée alémanique a aussi remis en question la candidature d’Oskar Freysinger à la vice-présidence. Elle lui reproche d’avoir dit sur une télévision privée que Toni Brunner parlait mal le français, ce qui est une réalité. Mais cela n’a rien changé. Le vice-président romand démissionnaire, Yvan Perrin, est désormais remplacé par deux francophones à la direction du parti, Oskar Freysinger et Claude-Alain Voiblet.

Martin Landolt à la barre du PBD

Le nouveau président du PBD est le Glaronais Martin Landolt, qui succède au fondateur bernois, Hans Grunder. Les partis en ont profité pour émettre leurs autres mots d’ordre pour le 17 juin. Sans surprise, l’UDC soutient à l’unanimité (mais avec une abstention) l’initiative populaire sur les traités internationaux lancée par l’ASIN, sa sœur jumelle. Le PBD et les Verts libéraux recommandent de la rejeter. Quant à l’initiative populaire sur l’épargne-logement, elle a obtenu un oui (UDC), un non (Verts libéraux) et un vote blanc (le PBD laisse la liberté de vote).