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Le Conseil des Etats s’oriente vers un congé paternité de deux semaines.
© Gaetan Bally/KEYSTONE

Politique familiale

Deux semaines de congé pour les papas

Appelée à se pencher sur l’initiative pour un congé paternité de quatre semaines, une commission du Conseil des Etats choisit de lui opposer un contre-projet

Les partisans d’un congé paternité sont soulagés. La Commission de sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) du Conseil des Etats s’est déclarée en faveur d’un congé paternité de deux semaines, cela par 8 voix contre 5. C’est la première fois que cet organe dit oui à une telle requête grâce à une alliance entre le PS et le PDC.

Il fallait s’y attendre. La CSSS, même si elle n’a pas encore formellement rejeté l’initiative du syndicat Travail.Suisse pour un congé paternité de quatre semaines, laisse clairement entendre qu’elle n’y est pas favorable. Elle estime que celle-ci «entraînerait des charges supplémentaires pour l’économie et poserait de grands défis organisationnels aux entreprises». Dans un premier temps, la commission s’est donc penchée sur les deux options qu’elle avait pour y opposer un contre-projet indirect. A ce sujet, elle a tranché plus nettement que prévu: oui au PDC et non au PLR.

La solution du PDC s’impose

Le PDC jubile donc, lui qui par le truchement du Grison Martin Candinas a toujours soutenu un congé paternité de deux semaines, mais jusqu’ici en vain au Conseil national. Le PLR, qui prônait un congé parental de 16 semaines au total pour les deux parents – les huit premières étant réservées à la mère –, est le grand perdant de la séance. Sa solution a été balayée, n’étant même pas soutenue par la totalité des membres PLR de la commission. Celle-ci n’a pas voulu mettre en danger le congé maternité de 14 semaines dont disposent les femmes.

Au final, on est donc bien loin du congé parental de 38 semaines que vient de proposer la Commission de coordination pour les questions familiales. A gauche, c’est tout de même le soulagement, mais de loin pas l’euphorie. Le PS et les Verts soutiennent l’initiative des quatre semaines.

Lire aussi: Congé parental: le rapport qui tombe mal

«L’initiative en elle-même est déjà un compromis. Mais ce contre-projet est un pas dans la bonne direction», déclare le sénateur neuchâtelois Didier Berberat. Les écologistes en revanche ne cachent pas leur déception: «Dix jours de congé paternité, ce n’est là qu’un geste symbolique. Ne prenons pas cent ans pour entrer dans le XXIe siècle», s’exclame la conseillère nationale bernoise Aline Trede.

Lire notre éditorial: Politique familiale: un rapport sans lendemain

Un million pour la campagne de votation

Du côté des partisans de l’initiative, on est plutôt déçu en bien. «C’est tout de même un bon signe», déclare le président de Travail.Suisse, Adrian Wüthrich. Quelle que soit l’issue des débats aux Chambres, le comité d’initiative se prépare à livrer sa grande bataille devant le peuple. Pas question de retirer l’initiative. «Nous sommes en train de chercher le million de francs qu’il nous faudra pour financer cette future campagne de votation», ajoute Adrian Wüthrich.

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