Les villes suisses se réveillent sous un manteau de neige et découvrent l'actualité de ce dimanche de rentrée. 

Deux tiers des remontées mécaniques de montagne dans les stations de ski suisses sont en détresse financière. Les sports d'hiver ne sont plus rentables pour les propriétaires des télécabines qui n'ont pas assez d'argent pour investir et les rénover, nous apprend la SonntagsZeitung. Depuis la saison 2008-2009, ils ont perdu 25% de leurs clients. Le franc fort n'aide pas les stations suisses qui perdent les touristes allemands et néerlandais au profit de l'Autriche. 

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Le prolongement du Gothard va être étudié

Le tunnel routier du Gothard pourrait être artificiellement prolongé jusqu'à la commune tessinoise d'Airolo, afin de couvrir l'autoroute A2 du côté tessinois. L'idée émane de la commune d'Airolo et du canton du Tessin qui ont entamé les démarches auprès de la Confédération, rapporte la NZZ am Sonntag. Le projet doit faire d'une pierre deux coups: le toit doit permettre de créer davantage d'espace pour la vallée et il pourrait également être utilisé pour déposer le matériel excavé lors de la construction du deuxième tube routier. L'Office fédéral des routes va étudier la proposition. Reste ouverte la question du financement.

Vers une meilleure scolarisation des jeunes réfugiés

Les réfugiés mineurs doivent pouvoir aller à l'école jusqu'à 25 ans et terminer leur cursus. C'est la proposition de Jürg Brühlmann, de l'organisation faîtière des enseignants de Suisse, parue ce jour dans la Schweiz am Sonntag. Les jeunes réfugiés ont souvent du mal à rattraper leur retard jusqu'à la fin de la scolarité et ne peuvent ensuite pas s'intégrer dans le marché du travail. Les jeunes adultes pourraient d'une part suivre les cours dans des classes séparées, mais aussi en partie dans le cursus normal, explique Jürg Brühlmann. Ils auraient ainsi une perspective d'avenir et le système social serait déchargé, car les réfugiés ne seraient plus systématiquement dirigés vers l'aide sociale. Fin 2016, plus de 20 000 mineurs étaient en procédure d'asile. 

Le monde en évolution

La publication internet Our World in Data de l'Université d'Oxford prouve qu'en analysant les tendances de fond depuis 200 ans et en s'extrayant de l'actualité, le monde va beaucoup mieux, nous apprend Le Matin Dimanche. Mortalité infantile en chute, progression du taux d'alphabétisation, expansion des démocraties: s'appuyant sur six paramètres, l'étude chiffre ces poussées fulgurantes.  

Depuis 1820, l'extrême pauvreté est tombée de 94% à 10% en 2015, 14% de la population mondiale ne reçoit aucune éducation contre 83% deux siècles plus tôt, et le taux d'alphabétisation est passé de 12 à plus de 80%. En deux cents ans, le taux de vaccination contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, nul à l'époque, a grimpé à 86% de la population mondiale. De quoi relativiser les perceptions alarmistes. 

De plus grandes mesures pour contrôler l'immigration

Le système Schengen sans contrôle aux frontières est sous pression accrue. «Je pense que nous devrons remettre en question le système Schengen», relève le président du Parti socialiste suisse, Christian Levrat, dans la Schweiz am Sonntag. Le Fribourgeois n'est pas contre des mesures de contrôle ciblées qui pourraient être introduites à la frontière suisse même s'il trouve qu'un retour aux contrôles aux frontières serait un immense pas en arrière. Le président du PDC Gerhard Pfister est pour une vérification systématique des personnes aux frontières. «Celui qui veut entrer dans ce pays doit pouvoir nous dire qui il est et d'où il vient. Pour l'instant, nous ne le savons que partiellement.»

Le journal allemand Die Welt va encore plus loin, «Schengen est désormais un mythe», écrit-il. Depuis l'automne 2015, six pays signataires de l'accord Schengen ont rétabli des contrôles aux frontières, pour une période limitée. La France, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Suède et la Norvège. Rien qu'en France, plus de 83 millions de voyageurs ont été contrôlés en 2016. «Il semble que l'état d'urgence soit devenu permanent», conclut-il. 

Les finances, vues par leur ministre

«En tant que ministre des Finances, on peut tout influencer. Un peu, en tout cas...», affirme Ueli Maurer au Matin Dimanche. Le département des Finances est plus politique que celui de la Défense, complète le conseiller fédéral. Car c'est «avec les chiffres, le budget, que se fait la politique d'un pays». Le Zurichois confie également intervenir beaucoup lors des séances du Conseil fédéral pour avertir du manque de ressources à disposition pour tel ou tel projet. Ses collègues connaissent son rôle: «une sorte de jeu: tout le monde a peur d'éventuelles économies, alors chaque ministre essaie de partir avec le maximum possible».

Partenariat avec BMW, les CFF victimes de leur succès

L'offre combinée des CFF et du constructeur automobile BMW est victime de son succès. Pour 12 200 francs par an, les deux entreprises proposent un abonnement général première classe et une voiture électrique à ceux qui souhaitent participer à cette phase-test, ouverte à 100 personnes. Deux mille candidats ont répondu à l'appel. «Le retentissement nous a nous-mêmes surpris», affirme le patron des CFF, Andreas Meyer, dans un entretien avec le journal alémanique SonntagsBlick

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