La Bâloise a demandé l'autorisation d'augmenter ses primes de prévoyance professionnelle à l'Office fédéral des assurances privées. Comme la Winterthur et la Zurich auparavant, l'assureur justifie sa requête par le vieillissement démographique.

Interrogé samedi par l'ATS, Philipp Senn, porte-parole de la Bâloise, n'a pas voulu préciser dans quelle mesure les primes seraient augmentées. Celles-ci devront couvrir les coûts, a-t-il dit, confirmant une information du téléjournal de la Télévision suisse alémanique de vendredi. L'importance de la hausse sera rendue publique début ou courant août. S'occuper de prévoyance professionnelle n'a de sens que si les frais inhérents sont couverts, a expliqué Philipp Senn. Les primes doivent être adaptées au vieillissement démographique afin de garantir les rentes. Les assureurs Winterthur et Zurich avaient annoncé fin juin leur intention de réduire les rentes et d'augmenter les primes du 2e pilier. Ils avaient également motivé leur décision par la hausse de l'espérance de vie des Suisses.

Rentes baissées de 7 à 10%

Les assurés de la Winterthur devraient ainsi voir leurs rentes baisser de 7 à 1% en moyenne l'an prochain. L'assureur appliquera un taux de conversion de 5,454% pour les femmes et de 5,835% pour les hommes dans le domaine «surobligatoire», qui concerne en moyenne 40% des rentes. Actuellement, le taux est fixé pour les deux sexes à 7,2%. Ce taux – en vigueur depuis 1985 – signifie qu'un avoir vieillesse de 100 000 francs donne droit à une rente annuelle de 7200 francs. Avec le nouveau «modèle», elle passera sous les 6000 francs. La Zurich prévoit également une baisse à 5,8%. Les taux d'intérêt servis sur les avoirs de la prévoyance professionnelle seront aussi abaissés de 3,5% à 2%. Ce nouveau modèle devrait, selon la Winterthur, garantir que dans vingt ou trente ans, l'assureur continuera à remplir ses obligations dans le 2e pilier.