Le PLR demande un 2e siège UDC. Conséquence du départ d’Eveline Widmer-Schlumpf, l’UDC doit obtenir un deuxième siège au Conseil fédéral. Les libéraux-radicaux sont d’avis que la force des partis doit se refléter au gouvernement. Les trois formations qui ont engrangé le plus de voix lors des élections fédérales du 18 octobre doivent donc occuper chacune deux fauteuils de ministres. Le dernier mandat doit revenir au quatrième parti le plus représenté.

Le PDC confirme son choix pour l’UDC. Le PDC regrette le départ d’Eveline Widmer-Schlumpf du Conseil fédéral. Pas question pourtant de songer à un renforcement du centre le 9 décembre prochain, a indiqué son président Christophe Darbellay. L’UDC a la légitimité à un deuxième siège au gouvernement. Comme l’a annoncé dimanche dernier le Valaisan, les démocrates-chrétiens reconnaissent le droit à un deuxième siège UDC en vertu du principe de concordance. Le PDC attend de ce parti des candidats qui respectent notamment la collégialité.


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Le PS met l’accent sur la collégialité. Président du PS, Christian Levrat, qui avait contesté à l’UDC et au PLR la prétention de disposer d’une majorité au Conseil fédéral, estime que le retrait d’Eveline Widmer-Schlumpf change un peu la donne. «Mais ce qui ne change pas, ce sont nos exigences envers les candidats qui seront présentés par l’UDC ou les partis du centre. Nous voulons des prétendants qui respectent la collégialité et l’Etat de droit, mais qui entendent aussi préserver les relations bilatérales avec l’UE, qui ne remettent pas en question la Convention européenne des droits de l’homme. Ce sont des exigences qui ont motivé notre soutien à Eveline Widmer-Schlumpf lors de son élection en 2007». Le PS confirme qu’il entendra tous les candidats, ceux du centre comme ceux de l’UDC.

L’UDC est «prête». L’UDC est prête à assumer des responsabilités supplémentaires au Conseil fédéral. Il revient désormais au Parlement d’intégrer à sa juste mesure le parti le plus fort au gouvernement et d’assurer la stabilité. Les autres partis doivent maintenant se positionner pour dire s’ils reviennent au système établi de la formule magique, écrit l’UDC qui se contente de prendre connaissance du retrait de Mme Widmer-Schlumpf. Il présentera au moins une candidature pour un deuxième siège au Conseil fédéral.

Les Verts penchent au centre. La co-présidente des Verts Adèle Thorens regrette vivement la décision d’Eveline Widmer-Schlumpf. Les Verts l’auraient soutenue pour un prochain mandat. «Les Verts n’ont pas voté pour Ueli Maurer à l’époque et nous n’avons pas changé de ligne à ce sujet. La balle est maintenant dans le camp des partis du centre, qui sont légitimés à revendiquer ce siège. C’est une solution que nous soutiendrions».