Echaudé par le sort de ses cousins de la ville de Genève, le Conseil d’Etat genevois a publié, en novembre 2018 puis en février 2019, la somme des frais générés par les ministres et la chancelière entre 2014 et 2018. Piqués par les irrégularités identifiées (deux magistrats municipaux ont été mis en prévention), les députés, en particulier les membres de la commission chargée du contrôle du gouvernement, ont voulu vérifier si ces chiffres correspondaient à la réalité des dépenses. Ils se sont donc tournés vers la Cour des comptes, en novembre dernier. Depuis, les trois institutions mènent un dialogue de sourds qu’elles se sont décidées à mettre sur la place publique.