Révélée ce mardi par un collectif international de journalistes, l’opération «Rubicon» met en lumière une Suisse au double langage. D’un côté, une entreprise zougoise qui vend des systèmes de cryptage truqués permettant d’espionner une centaine d’Etats. De l’autre, des autorités qui se font les championnes de la neutralité et des bons offices, notamment entre les Etats-Unis et l’Iran. Face au scandale, l’ensemble des partis suisses demande des clarifications, voire une commission d’enquête parlementaire.