Il y a quatre ans, Didier Berberat avait renoncé à briguer le fauteuil de conseiller d'Etat laissé vacant par Francis Matthey. Une décision prise «par éthique politique»: il venait d'être élu à l'exécutif de La Chaux-de-Fonds et était depuis 1999 le seul représentant des Montagnes neuchâteloises sous la Coupole fédérale.

Pour 2005, en revanche, le conseiller national socialiste (47 ans) n'a pas l'intention de faire de cadeaux. «J'ai envie d'y aller, mon envie est très forte», clame-t-il. Candidat naturel du Haut du canton, l'ancien chancelier de la ville de La Chaux-de-Fonds n'aura pas la partie facile. Son problème? Les ambitions de Gisèle Ory qui, avec son statut de femme des Montagnes, constitue sur le papier le complément idéal aux candidatures de Jean Studer et de Bernard Soguel.

Pour Didier Berberat, l'analyse est un peu courte. «Le sexe est un facteur important, mais ça ne doit pas être le seul. J'ai pour moi une large expérience de l'exécutif, du Grand Conseil et des chambres fédérales. Et puis un profond enracinement dans la région. Ce n'est pas forcément le cas de Gisèle Ory…» Première étape d'une course à l'investiture qui s'annonce animée: l'assemblée de la section des Montagnes du parti socialiste, le 19 octobre. «On verra bien ce qui en ressort», note, confiant, le conseiller communal chaux-de-fonnier.