Littérature

Didier Burkhalter: «La maladie ne m’a pas empêché d’écrire»

Malgré le cancer dont il a souffert l’été dernier, l’ancien conseiller fédéral Didier Burkhalter a continué d’écrire. Il annonce son quatrième roman

Ce mercredi, plusieurs médias alémaniques se sont fait l’écho des récents ennuis de santé de Didier Burkhalter. Contacté par Le Temps, l’ex-conseiller fédéral et chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a consenti à livrer quelques précisions. «J’ai effectivement souffert d’un cancer qui a été détecté l’été dernier. Mais je vais bien aujourd’hui et la maladie ne m’a pas empêché d’écrire», confie-t-il dans un courrier électronique.

Sur la nature de sa maladie, Didier Burkhalter reste discret, préférant exprimer toute sa reconnaissance envers le personnel médical. «Je ne souhaite pas en dire davantage, d’une part parce que c’est très personnel et d’autre part parce que beaucoup de personnes souffrent bien plus que moi.» Après avoir été opéré juste avant la manifestation du Livre sur les quais à Morges, à laquelle il n’avait pas pu participer en août dernier, il doit désormais se soumettre à des analyses régulières.

«Le temps prend une autre dimension»

Aujourd’hui, il va beaucoup mieux, même s’il reconnaît que le choc de la maladie a été difficile à encaisser au début. Les leçons qu’il en tire? «La rencontre avec la maladie permet aussi de mieux vivre la vie, de lui reconnaître davantage de couleurs et de beauté présente. Le temps prend une autre dimension et devient un complice exigeant. On se rend encore davantage compte de l’importance de la modestie pour vivre pleinement.»

Ce cancer n’a pas empêché Didier Burkhalter d’assouvir sa soif inextinguible d’écrire. Le Neuchâtelois vient d’achever son quatrième livre, intitulé Terre minée, un roman qui balaie presque tout le siècle dernier, de 1918 à 1981, de la montée du fascisme en Europe aux tragédies du Vietnam et du Cambodge. Publié aux Editions de l’Aire, il paraîtra le 21 mars prochain.

Publicité