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Didier Burkhalter, star du Web à son insu

Immortalisé par l’un de nos journalistes sur le quai de la gare à Neuchâtel, le président de la Confédération et de l’OSCE suscite l’étonnement et l’admiration des internautes. L’image de ce «président normal» a fait le tour du monde

Lundi, 16h25 sur le quai de la gare de Neuchâtel. Le président de la Confédération Didier Burkhalter pianotant sur son téléphone portable est photographié à son insu par notre journaliste Serge Jubin. Une image destinée à rester «confidentielle», explique ce dernier, qui n’a partagé le cliché que sur son propre profil Facebook. «Je n’ai pas imaginé que cette photographie allait être autant diffusée.» C’était sans compter la force de frappe de Twitter.

Après avoir été notamment publiée sur le compte de Magali Philip, journaliste à la Radio Télévision Suisse, l’image est ensuite relayée par un ancien professeur de géographie de l’Université de Zurich, Raphaël Straumann. Lequel légende la photographie en anglais: «Président de la Suisse, Didier Burkhalter attend son train comme tous les pendulaires. Non, pas de gardes du corps.»

L’image aurait fait le tour du monde, relate la RTS citant la Grande-Bretagne, le Brésil, l’Italie, les Etats-Unis puis l’Afghanistan, la Jordanie, le Pakistan et même le Bhoutan, l’Indonésie et l’Inde. En quelques heures, l’image aurait été relayée plus de 1500 fois par des utilisateurs de Twitter, parmi lesquels certains comptent des centaines de milliers d’abonnés (@AapYogendra, @AamAadmiParty). L’image d’un «président normal» attendant son train comme les autres pendulaires étonne toujours autant à l’étranger. Plusieurs internautes se sont également servis du cliché pour pointer du doigt la déconnexion de leurs propres édiles politiques.

Quant à Serge Jubin (qui n’a pas été contacté par les services de Didier Burkhalter), il s’étonne encore du succès d’une photo qu’il qualifie de «naïve». «J’ai trouvé simplement belle cette image d’un président en plein milieu d’un quai de gare entouré de pendulaires qui l’observaient discrètement. C’est tout.» Tout de même déconcertant pour ce président de l’OSCE qui négocie la paix en Ukraine. Entre Vladimir Poutine et Petro Porochenko.

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