Quelques mois après avoir endossé ses habits de ministre des Affaires étrangères (DFAE), Didier Burkhalter pourra déjà se targuer d’avoir rencontré Barack Obama. Le contexte? Il se rendra les 20 et 21 mai à Chicago à un sommet de l’OTAN placé sous le patronage du président américain, où il représentera la Suisse comme pays du «Partenariat pour la paix». Jean-Marc Crevoisier, porte-parole du DFAE, confirme l’information.

Aucune rencontre bilatérale en privé n’est à ce stade prévue mais les deux hommes, qui seront placés à quelques sièges l’un de l’autre, auront l’occasion d’échanger quelques mots. La décision d’y envoyer Didier Burkhalter et non la présidente de la Confédération ou le ministre de la Défense a été prise par le Conseil fédéral en fonction des agendas et intérêts des uns et des autres. Didier Burkhalter n’a jamais caché son intérêt pour les questions sécuritaires et militaires. Quant à Ueli Maurer, il se serait rapidement attiré les foudres de son parti en y participant.

Avant Didier Burkhalter, d’autres ministres ont rencontré Barack Obama. Doris Leuthard en a eu l’occasion en avril 2010, en marge d’un sommet sur la sécurité nucléaire à Washington. Quant à Micheline Calmy-Rey, elle s’est entretenue avec lui à deux reprises. En septembre 2011, en marge d’une Assemblée générale de l’ONU à New York, et en avril 2009, à Istanbul, à l’occasion du Forum de l’Alliance des civilisations. L’annonce de la rencontre en Turquie avait été faite de manière particulière: elle avait été divulguée par Barack Obama sur son blog. Le DFAE souhaitait plus de discrétion: la rencontre s’inscrivait dans le contexte du délicat rôle de médiation joué par la Suisse entre les Turcs et les Arméniens, avec l’appui des Américains.

Comme l’a révélé la RTS mercredi, Didier Burkhalter inscrira une autre rencontre américaine à son agenda: il sera reçu le 12 juin par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton à Washington.