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Didier Burkhalter dans la vigne à Farinet

En visite en Valais, le président de la Confédération a récolté quelques grappes et vanté les vertus de l’intégration

Didier Burkhalter a fait un crochet par Saillon, lundi, pour vendanger la vigne à Farinet. Accompagné par son épouse, le président de la Confédération a coupé quelques grappes et pressé le raisin de la plus petite vigne cadastrée du monde. Lors de son allocution, le Neuchâtelois a souligné son amour de la vigne, lui le natif d’Auvernier, village viticole où il a fait les vendanges comme enfant. «Dans mon canton, on dit que la vie est trop courte pour boire du mauvais vin. A en juger par la qualité de ses vins, c’est une sagesse bien connue aussi ici, en Valais, terre bénie par un soleil du sud.»

Présent en Valais pour marquer le bicentenaire de l’appartenance du canton à la Confédération, le chef du Département des affaires étrangères n’a fait aucune allusion aux affaires qui touchent le milieu viticole. Il a profité de l’occasion pour évoquer les vertus de l’intégration. «Farinet est né de l’autre côté de la montagne, dans le Val d’Aoste, mais il n’a jamais été perçu comme un étranger. Parce qu’il a été accueilli avec ouverture par les habitants du Valais. Parce que sa volonté d’être libre et indépendant transcendait toutes les frontières, tous les obstacles, toutes les barrières.»

Fidèle à son habitude, Didier Burkhalter a fait un clin d’œil à la jeunesse en présence d’enfants handicapés. Au vu de la prospérité de la Suisse, il a estimé que Farinet n’aurait pas besoin aujourd’hui de produire de la fausse monnaie «pour redonner un peu de dignité aux habitants de ce pays. Peut-être serait-il maître d’apprentissage et enseignerait-il à des jeunes, et pourquoi pas à des jeunes handicapés, comment être libre grâce à une formation solide et à un travail bien fait.»

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