De Satigny à Nendaz, en passant par Crissier, Bex ou encore Vufflens-le-Château, aucun chef ne demeure indifférent. Les éloges pleuvent même. De celles que l’on pourrait entendre lors du décès d’une personnalité. Pourtant Didier de Courten n’est pas mort, au contraire! Le chef valaisan a décidé de renaître, de penser un peu plus à lui, en renonçant à la course aux étoiles.

La décision du chef valaisan, annoncée ce mercredi dans Le Temps, de fermer son restaurant doublement étoilé à la fin de l’année, pour se concentrer uniquement sur sa brasserie, est un véritable tremblement de terre dans le monde de la gastronomie. Et les réactions le prouvent. Au bout du fil, le service de midi à peine terminé, Marie Robert, la cheffe du Café Suisse à Bex (une étoile au Guide Michelin et 16 sur 20 au Gault & Millau), titrée cuisinière de l’année 2019 par le Gault & Millau, respecte la décision de Didier de Courten autant qu’elle la regrette. «On perd un grand chef étoilé dans la région, c’est triste. Pour les gens qui l’admirent, comme moi, c’est la fin d’une époque», glisse-t-elle.