En vue du règlement du différend fiscal avec l’Italie, un groupe de travail italo-suisse se réunit pour la première fois jeudi à Rome. Ultérieurement, la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf rencontrera le chef du gouvernement italien Mario Monti.

Ce groupe de pilotage doit fixer un cadre de discussion, comme ce fut le cas avec l’Allemagne et la Gande-Bretagne, a expliqué la conseillère fédérale dans une interview parue mercredi dans le «Tages-Anzeiger» et le «Bund». «Une fois ces jalons posés, je mènerai une discussion politique avec Mario Monti». Celle-ci se tiendra «au cours des prochaines semaines».

Début mai, un déblocage s’est fait entre les deux pays, notamment parce que la Suisse s’est déclarée prête à verser les 28 millions de francs gelés depuis des mois par le Tessin sur les impôts à la source des frontaliers italiens. En contrepartie, l’Italie se dit prête à discuter de l’imposition des frontaliers. Selon la convention de double imposition en vigueur, le Tessin verse à l’Italie 38,8% de l’impôt à la source prélevé sur les frontaliers. Or le Grand Conseil tessinois souhaite baisser ce taux à 12,5%, ce qui correspond à celui en vigueur entre la Suisse et l’Autriche. (ATS)