Lorsqu’il a fixé les règles de la Stratégie énergétique 2050 (SE 2050), le parlement s’est soucié d’accorder autant d’importance à la construction d’installations de production d’énergie qu’à la sauvegarde de l’espace naturel. Dans les faits, cette pesée d’intérêts est plus complexe qu’on ne l’avait imaginé, comme le démontrent deux arrêts récents de la 1re Cour de droit public du Tribunal fédéral. Cela provient du fait que, selon leur type et leur taille, l’intérêt national de ces installations repose sur des bases légales différentes.

Les commissions de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie (CEATE) des Chambres s’en préoccupent. Elles se demandent s’il ne faudrait pas fixer des critères plus homogènes pour réglementer la cohabitation de constructions énergétiques et de zones de protection de la nature et du patrimoine bâti.