16 novembre 2000: Le Conseil fédéral dévoile sa stratégie: si l'UE veut discuter de la fraude douanière et de la fiscalité de l'épargne, elle doit accepter d'ouvrir à la Suisse l'espace Schengen.

19 janvier 2001: Avant d'entamer les bilatérales II, la Suisse veut des garanties de l'UE sur son intégration dans Schengen. L'UE juge ce préalable inacceptable.

29-30 janvier 2001: Ruth Metzler se rend à Stockholm pour y plaider la cause suisse directement auprès de la présidence suédoise de l'UE.

31 janvier 2001: Pour montrer sa bonne volonté, le Conseil fédéral fait à Bruxelles des propositions précises et complètes pour lutter contre la fraude douanière et le crime organisé.

5 février 2001: La Commission se déclare prête à envisager une intégration de la Suisse à Schengen. Le Conseil fédéral ne s'en contente pas; il veut un signal officiel des Quinze.

16 février 2001: Moritz Leuenberger se rend à son tour à Stockholm pour y plaider la cause suisse.

21 février 2001: Chris Patten, commissaire européen, affirme qu'il est prêt à engager des «discussions exploratoires» avec la Suisse sur Schengen. Le Conseil fédéral continue à exiger des assurances en bonne et due forme des Quinze.

5 mars 2001: Le premier ministre suédois annonce que l'UE est prête à entamer des «discussions exploratoires» sur Schengen. C'est le geste tant attendu des Suisses. Plus rien n'empêche l'ouverture des bilatérales II.

9 mars 2001: Le Conseil fédéral demande à Ruth Metzler un rapport sur les avantages et les inconvénients pour la Suisse de l'appartenance à l'espace Schengen.