Genève

La direction des EMS en grève vers une conciliation

Le ministre Mauro Poggia a obtenu que les deux homes garantissent les postes et les salaires des collaborateurs dont le service sera externalisé. Insuffisant, estime le syndicat Unia

Rien ni personne ne semble amener les deux EMS genevois Notre-Dame et Plantamour, en grève depuis dix jours contre l’externalisation de leurs services hôteliers, à regagner un peu de sérénité. Vendredi, la direction, à l’issue d’un entretien avec le ministre de tutelle Mauro Poggia, s’est pourtant engagée sur un sérieux point d’achoppement: garantir, au-delà des exigences légales, le maintien des emplois et les salaires des collaborateurs concernés, sans limitation dans le temps. «Ces garanties seront confirmées par la société à laquelle la sous-traitance sera confiée», ajoute le Département de l’emploi, de l’action sociale et de la santé.

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Il faut dire que celui-ci était sous pression. La veille, le Grand Conseil a en effet accepté une résolution d’Ensemble à gauche, du PS, des Verts et du MCG, demandant au Conseil d’Etat de s’opposer à l’externalisation. Pour le syndicat Unia Genève, le but est loin d’être atteint: «Mauro Poggia s’est assis sur cette résolution, lance Giulia Willig, d’Unia. Il se réfère à un règlement d’application, que le Conseil d’Etat a justement le pouvoir de modifier!» La syndicaliste évoque aussi son scepticisme quant au respect des garanties par la société repreneuse et déplore que le personnel doive perdre la progression salariale de la fonction publique.

A tout le moins, la grève aurait dû cesser, car la direction a demandé la médiation de la Chambre des relations collectives de travail. Mais le syndicat tient mordicus le piquet, n’ayant pas encore reçu de convocation en bonne et due forme.

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