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Des dirigeants d’Abou Dabi font pèlerinage à Genève

Une délégation émiratie débarque ce lundi au bout du lac pour s’inspirer du savoir-faire genevois. Au programme des trois jours de visite: capter l’expertise des SIG, des TPG, de Cointrin, d’ABB, des CFF et d’autres fleurons locaux

Simple retour de politesse? La visite officielle, ce lundi à Genève, d’une délégation de 15 décideurs regroupant plusieurs municipalités d’Abou Dabi, semble s’inscrire au-delà de ce constat. La portée de cette mission de trois jours vise à «collaborer très concrètement sur des sujets précis, en commençant par découvrir notamment la manière dont la Ville développe ses politiques publiques et ce que ses entreprises ont à offrir», relève Guillaume Barazzone, maire de la municipalité genevoise. La démarche des autorités moyen-orientales a également pour objectif de s’inspirer de certains savoir-faire cantonaux et fédéraux.

Lire aussi: La ville de Genève espère aussi marquer des points dans le Golfe

Au programme de cette escapade, qui fait suite à une première mission dans le Golfe, pilotée en mai dernier par le Conseil d’État, suivie d’une autre en novembre sous la houlette de la ville de Genève: observer comment le bout du lac réagit aux catastrophes naturelles. Plus exactement, en apprendre davantage sur le dispositif mis en place lors de la dernière crue de l’Arve, par exemple.

Le Koweït a déjà injecté un million de francs

Les représentants d’Abou Dabi sont également intéressés par les régies publiques autonomes du canton. A commencer par les Services industriels de Genève (SIG), pour leur expertise en matière de traitement des déchets. Mais aussi Genève Aéroport, pour son talent à faire fonctionner des infrastructures inadaptées à son taux de fréquentation élevé et les Transports publics genevois (TPG), vis-à-vis notamment de la future liaison Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse (CEVA) et les bus électriques TOSA, dont la technologie révolutionnaire (recharge rapide en circulation) est développée par ABB Sécheron.

Les relations diplomatiques se construisent sur le long terme

Des volets tels que les mesures de réduction du trafic à Genève ou la construction de nouveaux logements seront également discutés lors de la visite. Doit-on s’attendre à des retombées commerciales imminentes? «Les relations diplomatiques se construisent sur le long terme», résume Guillaume Barazzone. Traduction: il ne faut pas crier victoire, mais cultiver les graines qui ont été jusqu’ici plantées. La mission moyen-orientale se veut pour l’heure exploratoire.

Cela étant, le Koweït – où le maire de Genève s’est également rendu en novembre dernier – vient tout juste de financer une chaire de l’Alma mater genevoise sur l’énergie et la gestion de l’eau. Montant de cet investissement: un million de francs.

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