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La Dispute, dont «Le Temps» est partenaire, ambitionne de mieux comprendre la mutation du monde médiatique actuel et de donner de la visibilité à des projets innovants tout en les évaluant.
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Genève

Disputons-nous pour réinventer les médias!

L’avenir des médias est au cœur de la prochaine Dispute du Graduate Institute à Genève, samedi prochain

Il n’était pas encore question des accusations contre Facebook ou du rachat de la Basler Zeitung par Tamedia lorsque l’Institut des hautes études internationales et du développement de Genève, en association avec l’Académie du journalisme et des médias de l’Université de Neuchâtel, eut l’idée de se pencher sur l’avenir des médias comme thème central de sa troisième Dispute, organisée samedi prochain 28 avril à la Maison de la paix. Mais les récents événements qui touchent de près l’information en Suisse comme dans le monde donnent une acuité particulière à ce rendez-vous, qui veut confronter professionnels du secteur et citoyens et consommateurs d’informations, tous préoccupés par les transformations du monde médiatique.

La Dispute, dont Le Temps est partenaire, ambitionne de mieux comprendre la mutation du monde médiatique actuel et de donner de la visibilité à des projets innovants tout en les évaluant. Il ne doit pas s’agir d’un débat comme il en est organisé l’espace d’une soirée ou d’un festival, mais de la confrontation d’expériences concrètes, présentées à l’américaine, de façon vive, comme dans une conférence TED, et sur lesquelles des personnalités extérieures et le public convoqué sont invités à prendre position.

Lire aussi: Réinventer les médias, par Charles Kleiber

Nécessaires pour la bonne santé démocratique

L’ex-banquier Yves Oltramare, pilier de La Dispute, est fasciné par les médias et par la révolution qu’ils traversent. Digitalisation, modèles économiques, remise en cause du service public, mondialisation de l’offre… «On voit bien les problèmes, mais pas les solutions.» Fini, la gauche et la droite à l’ancienne, il faut réfléchir ensemble aux résultats qu’on veut obtenir, et mettre les bonnes volontés autour d’une table, inventer des partenariats public-privé.

«On manque d’idées originales en Europe, et on juge trop vite. Le vrai débat est celui dans lequel les gens n’ont pas peur d’apporter leurs idées. La qualité des médias est capitale pour la bonne santé démocratique, elle intéresse toute la société. D’ailleurs les gens d’une profession sont-ils toujours les mieux placés pour l’analyser, l’évaluer? On s’est toujours trompé lorsqu’il s’agit de prévoir l’avenir, tous les changements sont brutaux, et tout est pensable aujourd’hui.»

La Dispute, pour lui, se veut un tremplin pour la réflexion. Venez y participer!


La Dispute des médias, samedi 28 avril, de 16h à 19h30
Maison de la paix, chemin Eugène-Rigot 2, 1202 Genève

Avec de nombreux professionnels dont Tibère Adler (ancien directeur général d’Edipresse), Ariane Dayer (Tamedia), Nathalie Ducommun (RTS), Gaël Hürlimann (Le Temps), Laurent Keller (Léman Bleu), Gilles Marchand (SSR), Serge Michel (HEIDI.news), Nathalie Pignard-Cheynel (AJM), Edwy Plenel (Mediapart), Nadja Schnetzler (Republik). La directrice de l’Académie du journalisme et des médias, Annik Dubied, modérera cette Dispute.

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