Devant la justice

La jeune doctoresse qui avait renvoyé chez elle une patiente atteinte d’embolie pulmonaire en pensant qu’il s’agissait d’une crise d’angoisse (LT du 25.01.2011), a été acquittée par le Tribunal correctionnel de Nyon.

Les juges ont estimé que ce médecin assistant avait bien violé son devoir de prudence en omettant de consulter la fiche remplie par les ambulanciers et en s’abstenant de faire appel à son chef de service, alors qu’elle était à même de se rendre compte que l’électrocardiogramme n’était pas normal.

Le lien de causalité entre cette négligence et le décès de la malade n’a toutefois pas été établi. Même si la patiente avait reçu le meilleur traitement aux urgences ce 6 avril 2007, elle n’aurait peut-être pas survécu, relève le jugement. Un risque de décès significatif, de l’ordre de 50 à 70%, subsistait malgré tout.

Le Tribunal a encore relevé que la doctoresse était apte à occuper ce poste malgré son inexpérience en médecine pour adultes. Elle avait déjà travaillé en pédiatrie et suivi une rapide formation pour les urgences. Son erreur de diagnostic ne peut toutefois lui être reprochée car les anomalies fines présentées par ce cas nécessitaient un regard bien plus averti.