L’encaveur valaisan Dominique Giroud est sous le coup de multiples enquêtes pour fraude fiscale, faux étiquetage de bouteilles de vin et piratage informatique. Alors qu’il a déjà recouru à de multiples reprises contre divers aspects de ces procédures, il affirme aujourd’hui que la commission de gestion du Grand conseil valaisan (Cogest) – qui doit déterminer comment l’administration cantonale a fait son travail dans ce dossier – a eu accès «en catimini» à l’ensemble de son dossier fiscal. Dominique Giroud a déposé un recours pour déni de justice auprès du Tribunal cantonal le 26 août, explique mercredi son porte-parole, Marc Comina, dans un communiqué. Il a aussi demandé des mesures provisionnelles visant à empêcher la parution du rapport de la Cogest tant que la justice n’a pas tranché. Initialement prévu pour juin, puis pour septembre, le rapport n’est en réalité toujours pas rédigé, selon les informations du Temps, et sa parution n’était pas prévue avant novembre, voire même décembre.

« Le secret fiscal est un droit fondamental de tout citoyen. L’Etat ne peut le lever qu’avec l’accord du contribuable ou, si celui-ci s’y oppose, sur la base d’une décision formelle qui respecte son droit d’être entendu et qui indique pourquoi la mesure est nécessaire et dans quelle ampleur», écrit-il.

Or, Dominique Giroud n’a jamais donné son accord à une levée du secret fiscal, pas même pour aider son ancien réviseur des comptes, le conseiller d’Etat Maurice Tornay, à clarifier son rôle dans cette affaire. «Il s’avère que le Conseil d’Etat valaisan a mis l’intégralité des dossiers fiscaux de Dominique Giroud et de Giroud Vins SA à la disposition des membres de la Cogest sans respecter les garanties de procédure auxquelles, comme tout citoyen, Dominique Giroud avait droit», poursuit Marc Comina.