La Suisse doit se positionner comme pays aspirant à la justice et à l’équité, «et qui voit dans la démocratie non seulement le pouvoir du plus grand nombre, mais encore le respect des minorités et la cohabitation permanente des gagnants et des moins chanceux», a déclaré Doris Leuthard dans son discours. Pour renforcer l’identité du pays, il faut intégrer l’individu à la collectivité. «Je reste confiante»

La nouvelle année ne sera pas facile pour tout le monde: chômeurs, personnes qui craignent pour leur emploi, jeunes sans place d’apprentissage, malades, personnes âgées. «Pourtant, je reste confiante», a affirmé la présidente. Selon elle, «il y a toujours un chemin, même dans l’adversité». Et parfois, il exige force et courage.

La conseillère fédérale a souligné que la Suisse pouvait s’appuyer sur son tissu social mais aussi sur une économie forte et une solide politique financière. «Nous sommes aujourd’hui la nation la plus compétitive du monde. Grâce à leurs prestations hors pair, nos apprentis ont décroché l’argent au Concours mondial des métiers.» «Pas de réponse toute faite»

Pour Doris Leuthard, chacun doit être conscient de sa coresponsabilité pour son avenir et celui du pays. «Il n’y a pas de réponse toute faite à chaque problème, pas même pour le Conseil fédéral.» En se remettant en question et en portant un regard critique sur leurs propres positions, les Suisses pourront aller de l’avant.

Plusieurs défis sont à relever: créer de nouveaux emplois dans les technologies d’avenir, proposer des passerelles à chaque jeune qui sort de l’école, renforcer la formation, la recherche et l’innovation, maîtriser les coûts de la santé.

Mais aussi s’attaquer aux problèmes dans les domaines de la sécurité, de l’énergie ou de l’environnement. Dans un monde en profonde mutation, la Suisse doit en outre ne pas se laisser désarçonner par les rapports de force.