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Doris Leuthard évoque un «vote de principe» sur l'Europe

Un vote permettrait de clarifier la situation, juge celle qui va rendre son poste de présidente de la Confédération. Au moment où les relations Suisse-UE se tendent

Il faut «clarifier les choses», selon Doris Leuthard, qui parle de la relation, tendue ces jours, entre la Suisse et l’UE. Au SonntagsBlick, dressant le bilan de son année présidentielle, la ministre PDC a dit souhaiter un vote sur les liens Suisse-UE. Elle évoque un «vote de principe qui permette de savoir où nous allons». Il pourrait porter sur l’hypothétique accord-cadre, instrument global qui fixerait les relations entre les deux entités de manière générale, et que réclame la Commission européenne.

La météo se dégrade

Ces derniers jours, la situation sur ce front s’est dégradée après que la Commission a refusé de prolonger de manière indéfinie la reconnaissance dont bénéficie la bourse suisse. Officiellement courroucé, le Conseil fédéral a menacé de mettre dans la balance une partie du milliard de cohésion. Doris Leuthard fait le parallèle avec les négociations de Bruxelles avec Londres, à propos du Brexit. «Certains pays nous mettent dans le même sac que la Grande-Bretagne et veulent faire un exemple. D’autres veulent empêcher le renforcement de notre place financière», juge la présidente.

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Profiter de discuter avec l'actuelle Commission

La situation se complique parce que s'empilent l’exigence de l’accord-cadre, les discussions parlementaires sur la mise en vigueur de l’initiative du 9 février 2014 sur l’immigration, et un projet d'initiative de l’UDC, qui veut remettre en question la voie bilatérale. Doris Leuthard en appelle au calendrier, plaidant pour qu’un accord général soit négocié avec l’actuelle Commission, avant début 2019.

Une chronique, ce dimanche: La Suisse face à l'UE: au voleur, à l’assassin!

Dans ce contexte, un «vote de principe serait utile», juge la conseillère fédérale. A la question de savoir si le Conseil fédéral pourrait l’emporter sur cette question, elle reconnaît que «l’UE ne fait pas tout juste ces temps», mais elle met en avant l’argument économique: deux tiers du volume d'affaires national passe par l’UE.

Rappelons que Doris Leuthard a indiqué vouloir quitter le gouvernement «au plus tard à la fin de la législature», c’est à dire l’automne 2019.

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