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© CHRISTIAN BEUTLER/KEYSTONE

Votation

Doris Leuthard lance la campagne pour faire entrer le vélo dans la Constitution

Le peuple se prononcera le 23 septembre sur le contre-projet direct à une initiative de Pro Velo, qui demande que les pistes cyclables soient encouragées. Les initiants ont retiré leur texte

Fort d’une popularité grandissante, le vélo devrait être inscrit dans la Constitution et les pistes cyclables encouragées au même titre que les chemins pédestres. Le texte soumis à votation le 23 septembre donne à Berne les moyens de revaloriser le trafic cycliste.

L’arrêté fédéral sur les voies cyclables et les chemins et sentiers pédestres, sur lequel peuple et cantons se prononceront, est un contre-projet direct à l’initiative Pro Velo. Il encourage la création d’un réseau de voies cyclables en Suisse, mais sans mesures contraignantes pour les cantons et les communes comme le prônait l’initiative. Satisfaits du projet du Conseil fédéral et du parlement, les initiants ont retiré leur texte.

Lire également: A Genève et à Lausanne, le vélo est encore à la traîne

Centralisation des données sur les pistes cyclables

La ministre des Transports Doris Leuthard a lancé lundi à Berne la campagne de votation pour le contre-projet en rappelant que la Confédération pourra, mais ne devra pas, coordonner la promotion du vélo. Les pistes cyclables seront traitées sur un pied d’égalité avec les chemins pédestres.

Ainsi Berne se verra confier pour le trafic cycliste les mêmes tâches que pour les sentiers, à savoir élaborer des données pour l’ensemble de la Suisse, développer des standards de qualité et de sécurité et fournir des géodonnées pour les cartes et les applications mobiles, a expliqué Doris Leuthard devant la presse.

La planification, la construction et l’entretien des voies cyclables resteront du ressort des cantons et des communes. La Confédération pourra leur apporter son soutien. C’est le parlement qui fixera les modalités de ce soutien dans la loi.

Améliorer l’infrastructure pour davantage de sécurité

Le vélo gagne en importance depuis quelques années. Près de deux tiers des ménages en possèdent au moins un pour leurs loisirs ou pour se rendre au travail. Et l’essor des vélos électriques a renforcé cette tendance. Toutefois, si le trafic cycliste augmente, les risques qui y sont liés aussi. L’infrastructure joue un rôle déterminant pour améliorer la sécurité routière, a relevé la conseillère fédérale.

Le vélo est le seul secteur dans lequel le nombre de personnes tuées ou blessées lors d’accidents a augmenté depuis l’an 2000: plus de 27% alors que celui des automobilistes blessés ou tués a diminué de 34%.

Lire aussi: Au boulot à vélo

Les voies cyclables contribuent aussi à délester les transports publics. Près de 80% des trajets en bus et en tram et un déplacement automobile sur deux se font sur moins de 5 kilomètres. Enfin, prendre le vélo au lieu de la voiture ou des transports publics réduit la consommation énergétique et les émissions de CO2, a encore argumenté la conseillère fédérale.

Un impact financier mineur

Les coûts supplémentaires occasionnés par l’arrêté pour la Confédération avoisineront 1,8 million de francs. Ces charges seront absorbées dans le budget de l’Office fédéral des routes. Cantons et communes ne devraient pas subir de grands changements financiers non plus. Vingt-trois des 26 cantons disposent déjà d’un délégué vélo ou à la mobilité douce.

L’interview de Derek Christie, spécialiste de la mobilité: «Les villes sont d’abord conçues pour la voiture, non pour les cyclistes»

Plusieurs villes ont renforcé leur engagement pour la promotion des infrastructures cyclables, a relevé le conseiller national Kurt Fluri, maire de Soleure et président de l’Union des villes suisses. Selon la statistique des coûts et du financement des transports, environ 423 millions ont été investis en 2010 dans les infrastructures cyclables en Suisse.

Entre 2010 et 2015, la part du trafic cycliste dans l’ensemble du trafic a augmenté de un à six points de pourcentage à Bâle, Berne, Lucerne, Saint-Gall, Winterthour et Zurich par exemple. Plusieurs villes romandes de petite ou moyenne taille ont prévu des programmes d’encouragement à la mobilité douce, à l’instar de Porrentruy (JU), Delémont, Bulle (FR) ou Morges (VD).

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