Doris Leuthard ne briguera pas un nouveau mandat de conseillère fédérale. Dans une interview accordée lundi à la RTS, la cheffe des transports et de l'environnement dit être à la fin de «sa dernière législature».

Interrogée quant à l'éventualité de reprendre le département des Affaires étrangères après le départ de Didier Burkhalter, l'Argovienne répond que «si l'on change de département, il faut toujours rester 4 à 6 ans». Or, elle pense que son mandat actuel sera le dernier. Ce qui signifie qu'elle quittera donc le Conseil fédéral au plus tard à la fin de 2019, si elle va bien au bout de son mandat.

L'Argovienne est membre du gouvernement depuis le 14 juin 2006. Des spéculations sur son éventuel retrait du Conseil fédéral occupent régulièrement politiques et médias. Mais rien ne semblait certain jusqu'à aujourd'hui.

Succession Burkhalter: «Le gouvernement représente toute la population»

Concernant la succession de M. Burkhalter et la représentation du Tessin au Conseil fédéral, Mme Leuthard relève qu'il est important que les minorités linguistiques se sentent à l'aise. «Ca fait toujours du bien si l'on a, au collège ou à la chancellerie, des personnes qui ont ces sensibilités des langues nationales». Au final, il appartient au Parlement d'élire la personne «adéquate».

Néanmoins, la responsable du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication ne voit pas de risque pour la cohésion nationale dans le renouvellement du Conseil fédéral. Elle souligne que le gouvernement est «toujours sensible à toutes les régions, toutes les langues, toutes les cultures».

Plus tôt dans la journée, à la télévision publique RSI, la conseillère fédérale PDC a estimé que la présence d'un ou une Tessinoise au Conseil fédéral ne changerait pas les relations avec le canton italophone. Le gouvernement représente toute la population, a-t-elle souligné.

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