Genève

Le double crime de Saint-Jean jugé trop sévèrement?

En appel, la défense remet en question certains points du verdict et demande une réduction de peine pour les jeunes prévenus impliqués dans le massacre de deux trentenaires. Le rabais octroyé est déjà important, rétorque le procureur général Olivier Jornot

«Ne tombez pas dans l’excès des premiers juges.» C’est par ces mots que la défense de Luc*, condamné à 15 ans de prison pour s’être acharné à coups de batte de baseball sur deux trentenaires croisés à Saint-Jean, conclut son intervention à l’adresse de la Chambre pénale d’appel et de révision. Les avocats de Dan*, compagnon de fureur nocturne, 12 ans de prison pour avoir été un adepte du coup de pied potentiellement mortel, ne disent pas autre chose: le verdict est imparfait, trop imprégné par le sentiment de révolte que suscite cette affaire, et la peine est «injuste.» Rien de tel, rétorquera le procureur général, pour qui un large rabais a déjà été octroyé à ces garçons qui ont détruit des vies «par plaisir».

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