Réuni samedi à Martigny en congrès électoral extraordinaire, le PS a aussi voté ses mots d’ordre pour la votation du 8 mars. A l’unanimité, il a rejeté l’initiative du PDC Aider les familles! Pour des allocations pour enfant et des allocations de formation professionnelle exonérées des impôts». Un résultat sans appel mais surprenant, étant donné que le premier sondage Gfs publié fin janvier montre que l’électorat socialiste a une certaine sympathie pour cette proposition. De plus dans cette campagne qui tourne à la guerre des chiffres, le PDC ne manque pas de mentionner la position ambiguë du parti à la rose.

Sous la Coupole, le PS a en effet soutenu trois initiatives parlementaires visant exactement le même objectif. Aujourd’hui, il se justifie en disant qu’il s’agissait à l’époque d’ouvrir le débat sur l’aide à apporter aux familles, d’émettre ses propres propositions et pas forcément d’appuyer celles du PDC.

Initiative «antisociale»

Le PS estime que l’initiative soumise au vote le 8 mars est «antisociale», car elle profite davantage aux hauts revenus qu’aux ménages qui peinent à joindre les deux bouts. Il craint également que la Confédération, les cantons et les communes cherchent à compenser le manque à gagner estimé à un milliard de francs suisses en coupant dans certaines prestations destinées à la classe moyenne, comme les subventions pour les primes d’assurance-maladie.

L’initiative des Verts libéraux visant à remplacer la TVA par une taxe sur l’énergie a également été balayée. Le PS craint une baisse des rentrées fiscales et par conséquent des restrictions budgétaires. Il parle également d’une initiative «antisociale» qui frapperait davantage les ménages à faible revenu.