Commentaire

Double ration de champagne pour les fonctionnaires genevois

OPINION. Les choix exprimés par les Genevois dans les urnes sont doublement favorables à la fonction publique, assurée que l’argent coule à flots dans le canton et pour les retraites

Les fonctionnaires genevois ont une double raison de se réjouir en ce dimanche de votation. La première est directement liée à leurs retraites. Le projet de renflouement de leur caisse de pension (CPEG) qui leur était le plus favorable a prévalu. Les coupes qui étaient programmées au 1er janvier 2020 pour se conformer à la législation fédérale en cas de refus n’auront pas lieu. Mieux: les coûts futurs non couverts par les cotisations des affiliés resteront majoritairement à la charge des contribuables genevois. En clair, la CPEG n’a en rien été réformée, mais les caisses sont provisoirement assez remplies pour que les prestations soient assurées.

Seconde bonne nouvelle pour les employés du secteur public: avec l’acceptation du projet cantonal de la réforme de taxation des entreprises (RFFA) élaboré par le Conseil d’Etat et soutenu par la droite et les milieux économiques, les multinationales n’ont pas de raison de fuir vers des cieux fiscalement plus attractifs. Toutes les sociétés seront taxées à 13,99%. Une hausse acceptable pour ces entreprises à statut sur lesquelles le canton de Genève a beaucoup misé. Ces multinationales continueront d’embellir les comptes de l’Etat. Les 60 000 emplois induits par leur présence seront une ressource directe pour financer les prestations des fonctionnaires retraités, prestations dont la primauté est assurée, ce qui fait de Genève un canton original en comparaison suisse. Encore une fois.