Les Genevois ont refusé dimanche un projet d’ouverture prolongée des magasins qui leur aurait permis de disposer d’une heure de plus chaque soir pour faire leurs courses. Le Non emporte une majorité de 56,2%. Le taux de participation a été de 54,3%.

La question a donné lieu à un affrontement des plus classiques entre la gauche et la droite. La loi, qui avait été adoptée par le Grand Conseil genevois ce printemps, a immédiatement été contestée par les milieux syndicaux qui ont lancé un référendum. Ce dernier a fait un carton en recueillant plus de 14’000 signatures.

Ce succès a préfiguré celui obtenu dimanche dans les urnes. Une majorité de Genevois a fait sien les arguments des opposants à une ouverture prolongée. Pour eux, l’extension des horaires ne répondait à aucun besoin, les nocturnes actuelles le jeudi étant peu fréquentées par les consommateurs.

Le projet allait en revanche détériorer les conditions de vie de milliers de vendeurs et vendeuses. Les adversaires avaient aussi des craintes pour la survie du commerce de proximité et des marchés.

Quatre dimanches par an

Les partisans du changement avaient évoqué la nécessité d’adapter les heures d’ouverture des magasins aux habitudes et au mode de vie des habitants du canton. Selon eux, le commerce de détail genevois continuera de souffrir par rapport aux grandes surfaces de France voisine bénéficiant d’horaires plus flexibles.

Le projet prévoyait une prolongation de l’ouverture des magasins les soirs de semaine jusqu’à 20h00, au lieu de 19h00 pour la plupart d’entre eux aujourd’hui, et jusqu’à 19h00 les samedis, au lieu de 18h00. La nouvelle loi aurait aussi permis aux magasins d’ouvrir quatre dimanches par année.